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L'encyclopédie du savoir relatif et absolu
Extraits
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Deuil du bébé
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À l'âge de huit mois, le bébé connaît une angoisse particulière que les pédiatres nomment " le deuil du bébé ". Chaque fois que sa mère s'en va, il croit qu'elle ne reviendra plus jamais. Cette crainte suscite parfois des crises de larmes et les symptômes de l'angoisse. Même si sa mère revient, il s'angoissera à nouveau lorsqu'elle repartira.
C'est à cet âge que le bébé comprend qu'il y a des choses dans ce monde qui se passent et qu'il ne domine pas. Le " deuil du bébé " s'explique par la prise de conscience de son autonomie par rapport au monde. Drame: " je " est différent de tout ce qui l'entoure. Le bébé et sa maman ne sont pas irrémédiablement liés, donc on peut se retrouver seul, on peut
être en contact avec des " étrangers qui ne sont pas maman " (est considéré comme étranger tout ce qui n'est pas maman et, à la rigueur, papa).
Il faudra attendre que le bébé atteigne l'âge de dix-huit mois pour qu'il accepte la disparition momentanée de sa mère.
La plupart des autres angoisses que l'être humain connaîtra plus tard, jusqu'à sa vieillesse: peur de la solitude, peur de la perte d'un être cher, peur des étrangers, etc., découleront de cette première détresse.
Homéostasie
Toute forme de vie est en recherche d'homéostasie.
« Homéostasie » signifie équilibre entre milieu intérieur et milieu extérieur.
Toute structure vivante fonctionne en homéostasie. L'oiseau a des os creux pour voler. Le chameau a des réserves d'eau pour survivre dans le désert. Le caméléon change la pigmentation de sa peau pour passer inaperçu de ses prédateurs. Ces espèces, comme tant d'autres, se sont maintenues jusqu'à nos jours en s'adaptant à tous les bouleversements de leur milieu ambiant. Celles qui ne surent pas s'harmoniser avec le monde extérieur ont disparu.
L'homéostasie est la capacité d'autorégulation de nos organes par rapport aux contraintes extérieures.
On est toujours surpris de constater à quel point un simple quidam peut endurer les épreuves les plus rudes et y adapter son organisme. Durant les guerres, circonstances où l'homme est contraint de se surpasser pour survivre, on a vu des gens qui n'avaient jusque-là connu que confort et tranquillité se mettre sans rechigner au régime eau et pain sec. En quelques jours, les citadins perdus en montagne apprennent à reconnaître les plantes comestibles, à chasser et manger des animaux qui leur avaient toujours répugné : taupes, araignées, souris, serpents...
Robinson Crusoé de Daniel Defoe ou L'Ile mystérieuse de Jules Verne sont des livres à la gloire de la capacité d'homéostasie de l'être humain.
Tous, nous sommes en perpétuelle recherche de l'homéostasie parfaite, car nos cellules ont déjà cette préoccupation. Elles convoitent en permanence un maximum de liquide nutritif à la meilleure température et sans agression de substance toxique. Mais quand elles n'en disposent pas, elles s'adaptent. C'est ainsi que les cellules du foie d'un ivrogne sont mieux accoutumées à assimiler l'alcool que celles d'un abstinent. Les cellules des poumons d'un fumeur fabriqueront des résistances à la nicotine. Le roi Mithridate avait même entraîné son corps à supporter
l'arsenic.
Plus le milieu extérieur est hostile, plus il oblige la cellule ou l'individu à développer des talents inconnus.
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L'œuf
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L'œuf d'oiseau est un chef-d'œuvre de la nature. Admirons tout d'abord la structure de la coquille. Elle est composée de cristaux de sels minéraux triangulaires. Leurs extrémités pointues visent le centre de l'œuf. Si bien que, lorsque les cristaux reçoivent une pression de l'extérieur, ils s'enfoncent les uns dans les autres, se resserrent, et la paroi devient encore plus résistante. À la manière des arceaux des cathédrales romanes, plus la pression est forte, plus la structure devient solide. En revanche, si la pression provient de l'intérieur, les triangles se séparent
et l'ensemble s'effondre facilement.
Ainsi, l'œuf est, de l'extérieur, suffisamment solide pour supporter le poids d'une mère couveuse, mais aussi suffisamment fragile de l'intérieur pour permettre à l'oisillon de briser la coquille pour sortir.
Celle-ci présente d'autres qualités. Pour que l'embryon d'oiseau se développe parfaitement, il doit toujours être placé au-dessus du jaune. Il arrive cependant que l'œuf se renverse. Qu'importe: le jaune est cerné de deux cordons en ressort, fixés latéralement à la membrane et qui servent de suspension. Leur effet ressort compense les mouvements de l'œuf et rétablit la position de l'embryon, à la façon d'un ludion.
Une fois pondu, l'œuf subit un brutal refroidissement, entraînant la séparation de ses deux membranes internes et la création d'une poche d'air. Celle-ci permettra au poussin de respirer quelques brèves secondes pour trouver la force de casser la coquille et même de piailler pour appeler sa mère à l'aide en cas de difficulté.
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